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TÉMOIGNAGE PATIENT

Témoignage de Muriel

Temps de lecture : 4 minutes

« On apprend à composer avec… Mais il ne faut pas rester seul face à la maladie. »

Muriel partage son quotidien avec l’asthme sévère : les symptômes, les impacts sur sa vie personnelle et professionnelle, mais aussi les étapes qui lui ont permis de mieux vivre avec la maladie. Un témoignage inspirant pour celles et ceux qui vivent la même réalité.

   

Tant qu'il y a de l'espoir, il faut aller essayer tous les chemins. Bonjour, je suis Muriel Thibault. J'ai 57 ans et je travaille au ministère de la recherche dans le secteur énergie.

Et aujourd'hui, je suis là pour parler de mon asthme. Au début, entre 25 et 30 ans, j'avais un asthme qui était ciblé sur une période de quelques semaines : les périodes de pollen. le pneumologue que j'ai vu cette période là est mon pneumologue traitant. Donc j'y vais trois fois par an. Et puis à 35 ans, 40 ans, l'asthme a beaucoup évolué. C'est à dire que je suis devenu allergique à beaucoup plus de choses.

De même, je faisais beaucoup de natation. J'adorais la piscine, la piscine olympique, les grands trajets J'aimais beaucoup et en fait un petit à petit. Je suis devenu allergique au chlore. Et maintenant j'ai un traitement au quotidien. En fait, l'an dernier, c'est vrai. Il y a eu une marche, même dans le camion des pompiers. Je n'arrivais pas à respirer. Ils avaient beau changer le métrage d'oxygène... mon sang désaturait. Ça faisait que j'avais le sentiment que les planches se rapprochaient et qu'il était temps que j'arrive à l'hôpital pour qu'on change de traitement. Et cette dernière fois, elle a été plus impactante parce que suite à cette visite aux urgences qui a duré une nuit, donc c'était assez rapide.

On a déposé une bouteille d'oxygène chez moi Que je peux utiliser quand j'ai besoin au quotidien. Donc ce n'est pas au quotidien que je l'utilise, mais en fait, on sent les appareillages arriver de plus de plus en plus près. Et ça rappelle en fait notre fragilité.

J'ai décidé de faire du sport à partir de septembre avec une amie qui a une autre maladie. Dans les moments où on va bien, il faut vraiment se bouger pour aider le corps et l'esprit à aller mieux lorsqu'on a un moment de crise. Donc je me suis adapté et j'ai envie dire à tout le monde, surtout faite du sport, parce que ça aide la tête et le corps. Depuis un an, je suis à la Fondation du Souffle et l'Association de l'Asthme, ce qui peut me permet de rencontrer des professionnels qui répondent à mes questions.

Je participe à des ateliers où je peux poser mes questions. Et puis je vois aussi des gens qui sont des patients. Ça me permet aussi de voir où je suis dans mon parcours personnel. Ça permet de soulager parce qu'on n'a pas forcément envie de mettre nos problèmes sur la table, mais partager avec d'autres ça permet de dire tiens, qu'est ce que tu fais avec ça ou comment tu t'arranges avec ça ? Et ça permet en toute intimité, j'ai envie de dire, de poser les questions et de recevoir des Réponses. Au quotidien.

C'est vrai, qu'au début, j'avais juste quelques médicaments. Et maintenant il y a plein d'outils. C'est à dire que dans mon téléphone, j'ai une application qui permet d'inspirer et expirer dans un milieu un peu trop oppressant. J'ai une application qui me permet de me donner de façon permanente la qualité de l'air comme ça. Comme ça, je peux toujours consulter et adapter. En fait, soit je sors, soit je prends un masque, soit je prends quelques médicaments.

Donc j'ai toujours quelques médicaments. Il n'y a pas besoin d'avoir une grande trousse, mais quelques médicaments avec moi. Et je pense que ça, encore une fois, ça rassure mon cerveau d'être bien équipée pour pouvoir accepter plus de promenades ou de week-end ou de compagnies.

Voilà, j'ai envie de dire, tant qu'il y a de l'espoir, il faut aller essayer tous les chemins.

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