

TÉMOIGNAGE PATIENT
Témoignage de Colette, Annick et Maureen
Temps de lecture : 3 minutes
"Bouger avec une maladie respiratoire : c’est possible et bénéfique !"
Dans cette vidéo, Colette, atteinte d'asthme, Annick, atteinte de Bronchopneumopathie Chronique Obstructive (BPCO), et Maureen, coach APA, partagent leur expérience et expliquent comment l’activité physique améliore la respiration et le quotidien des personnes vivants avec des maladies respiratoires chroniques.
D'abord, mon psychisme, il est meilleur quand tu es mieux dans ta tête le corps suit. Je m'appelle Colette Culié. J'ai 58 ans. Je suis déclaré asthmatique depuis quatre ans, j'étais suivi au service de cardiologie à l'hôpital de Calais. C’est eux qui m'ont orienté ici à Calais Respire pour que je fasse de l'activité physique étant donné que j'un souffle très court.
Je suis Annick, que je suis parti sur mes 67 ans. Je suis atteinte d'une maladie chronique qu'on appelle BPCO.
Bonjour moi, je m'appelle Maureen Omietanski. Je suis enseignante en activité physique adaptée depuis maintenant trois ans. Au sein de l'association Calais Respire.
L'activité physique adaptée, c'est une pratique d'activité physique qui est pour les personnes qui ne peuvent pas en pratiquer de manière ordinaire. Donc c'est vraiment ceux qui ont des limitations Fonctionnelles, qui ont des limitations émotionnelles. Le problème qu'on a avec l'asthme, c'est avec la poussière, les acariens, tout ce qui est moisissure qui me gêne énormément.
Dans mon quotidien, Mon souffle était devenu de plus en plus oppressant. Quand on a des problèmes respiratoires, Il ne faut surtout pas s'arrêter. On va perdre du muscle. On va perdre en capacité cardio-respiratoire. Si on fait de l'activité physique, on va diminuer la dyspnée. Donc l'essoufflement à l'effort, on va augmenter ses capacités cardiorespiratoires et on va augmenter aussi sa masse musculaire qui va permettre de marcher plus longtemps ou encore de monter et descendre ses escaliers plus facilement.
J'avais peur au début parce que je n'étais pas sportif. Et maintenant, depuis que j'ai découvert le sport adapté, ça m'aide pour me décongestionner mes voies respiratoires. Donc j'ai plus de facilité à marcher et à faire des activités Physiques. Ma toute première séance d’APA j'avais une appréhension de pas y arriver, de me trouver ridicule.
Au début, je regardais les autres. Et puis après ça a été tout seul. Il y a des jours, ça va très bien. Il y a des jours, ça va moins bien. Mon rôle, c'est vraiment de les faire pratiquer pour un aspect physique, mais également les aider à prendre confiance en eux. À se sociabiliser. Si j'ai des conseils à donner à d'autres malades souffrant de problèmes respiratoires, c'est de franchir la porte pour faire l'activité physique adaptée, ça les aidera, ça les motivera aussi.
J'ai appris à inspirer, expirer, inspirer à chaque effort. Ça m'a permis aussi d'avancer, de ne pas dire je suis malade, je n'y arriverai pas. Je monte les escaliers, je descends. Je ne reste pas inactif.