

TÉMOIGNAGE D'EXPERT
Témoignage de Annick
Temps de lecture : 4 minutes
"Lorsqu'on a des problèmes respiratoires, il ne faut surtout pas s'arrêter"
Dans cette vidéo, Maureen, coach APA, Colette, atteinte d'asthme et Annick, atteinte de Bronchopneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) partagent leur expérience et expliquent comment l’activité physique améliore la respiration et le quotidien des personnes vivants avec des maladies respiratoires chroniques.
Bouger avec une maladie respiratoire : c’est possible et bénéfique !
Je suis Annie, j’ai 66 ans. Je suis retraitée et je suis atteinte d’une maladie chronique : la BPCO.
Je vis avec. Et depuis que je suis à la retraite, j’essaye de prendre soin de moi. C’est surtout apprendre à gérer, à ne pas paniquer, parce que la panique accentue encore plus les crises.
Je faisais des bronchites à répétition. Dès que j’étais au contact de quelqu’un qui avait une bronchite, je faisais une bronchite. Donc pour moi, ce n’était pas une BPCO, je considérais ça comme des bronchites.
Plusieurs fois, je me suis levée et je n’arrivais plus du tout à respirer. J’ouvrais grand les fenêtres pour trouver de l’air. C’est de là qu’on a décelé que c’était plus qu’une bronchite, que c’était une BPCO.
On s’y habitue, on essaye de se gérer. Je suis une fumeuse, là. Je réduis énormément, mais il n’y a pas que le tabagisme au niveau de la BPCO. Il y a aussi la pollution.
Quand je vais en ville, je marche. Quand il y a des motos qui passent, cette pollution me coupe le souffle. Le manque de respiration m’empêche de porter mes courses comme je veux. Je n’arrive pas à courir.
Je me suis inscrite dans une association qui s’appelle “Respire et venir”, et ça m’a fait énormément de bien parce que je fais du vélo, j’apprends à respirer. Tu ne te sens pas seul.
Se faire soigner et prendre soin de soi, c’est deux choses différentes pour moi. Personnellement, j’ai soigné des gens, j’en ai soigné énormément, mais je n’ai jamais pris soin de moi parce que j’allais travailler malgré que j’étais malade.
Je mettais des masques, je désinfectais, j’essayais de tout faire pour ne pas impacter les autres. Mais je ne prenais pas soin de moi.
Si tu dis : “Je suis atteinte de BPCO, je ne peux pas faire ceci, je ne peux pas faire cela”, tu n’avanceras jamais.
Le plus grand conseil, d’abord, c’est de ne pas fumer. Et après, de ne pas paniquer, aller vers les autres, en parler. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’associations qui sont là, des personnes compétentes pour nous aider à apprendre à vivre avec cette maladie et à ne pas en faire un sujet tabou.